MIASA Appel à Candidatures: Repenser les Déplacements Forcés en Afrique26-28 Mars 2026, LASPAD, St. Louis, Sénégal
Contexte
Alors que les pays du Nord se considèrent confrontés à des crises migratoires, la majorité des déplacements forcés ont lieu entre les pays du Sud. Analysée sous l’angle de la crise, la migration en provenance des pays du Sud est considérée comme un « problème » qui nécessite une réponse politique urgente et exceptionnelle (Brachet, 2009 ; Boyer & Mounkaila, 2020). Les personnes déplacées qui fuient les conflits et les catastrophes naturelles sont appréhendées comme des menaces pour la sécurité par les pays occidentaux et se voient refuser toute protection. Cependant, au-delà de ce cadrage, la migration forcée nécessite un réexamen attentif de la dynamique mondiale actuelle et des reconfigurations sociales, culturelles et politiques qui caractérisent nos sociétés (Kamdem, 2024).
Malheureusement, le « régime mondial des réfugiés », qui vise à apporter des solutions, dépend largement des intérêts politiques et des contributions financières des États du Nord. Cela conduit à négliger de nombreux aspects cruciaux de la migration forcée, tels que les réfugiés climatiques et les déplacements transfrontaliers, les déplacements internes, les sources d’inégalité et/ou les mouvements secondaires. De plus en plus, des catégories restrictives sont utilisées pour inclure ou exclure certaines personnes. L’une des limites pour les personnes déplacées est l’accès aux services sociaux de base (Hamani et Baudais, 2025). Alors que les réfugiés bénéficient d’une attention humanitaire soutenue, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays en reçoivent moins et doivent se contenter des ressources que l’État peut mobiliser avec le soutien de ses partenaires locaux. Les populations d’accueil sont négligées dans le système d’aide, ce qui entraîne une opposition à l’installation des personnes fuyant
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les crises, et accroît les tensions. Cela reflète et renforce l’idée que les expériences migratoires – et les migrants – peuvent être facilement différenciés. Or, ce n’est pas le cas (Crawley et Setrana, 2020).
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