Le mode de gestion privilégié mis en place dans le cadre de la réhabilitation des pompes à motricité humaine (PEM) au début  des années 90 avec le PRT (Projet de Réhabilitation des pompes du département de Tillabéri) a été collectif, sous la forme de la constitution de comités de gestion villageois. Le comité standard est composé d’un président, d’un trésorier (si possible une trésorière), d’hygiénistes (en général femmes chargées de nettoyer l’ouvrage), d’un(e) fontainier(e) (chargé(e) de percevoir la recette : la vente de l’eau au seau est conseillée), et d’un aide-réparateur local  (chargé d’assister l’artisan-réparateur). Ce comité a pour mission d’assurer la pérennisation des ouvrages à travers la constitution de caisses de maintenance sous son contrôle devant  servir à l’achat de pièces de rechange ainsi qu’à la rémunération de l’artisan-réparateur et éventuellement des fontainier(e)s. La désignation du comité par les villageois (sous forme d’élection si possible) apparaissait aux concepteurs du projet comme la garantie d’une transparence dans la gestion et d’une responsabilisation de toute la communauté concernée. Un premier réseau d’animateurs recrutés par l’opérateur de la réhabilitation (Vergnet) devait assurer l’information et la sensibilisation des villageois, puis le suivi des comités à leurs débuts, avant de laisser la place à un second réseau d’animateurs dépendant de la cellule de suivi-évaluation-appui  du PRT. Or la mise en pratique sur le terrain de cette gestion collective a suscité, en ce qui concerne l’hydraulique villageoise, diverses interrogations quant à son efficacité et sa viabilité. Deux rapports d’évaluation du PRT font ainsi part de leurs inquiétudes.

 

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