Conçue initialement comme un apport temporaire, pour permettre un décollage économique, l’aide internationale est devenue structurelle dans un certain nombre de pays en développement. Elle est même structurante, par les volumes financiers qu’elle représente (de l’ordre de 400 millions de $/an au Niger soit 200 milliards de FCFA), par sa place dans les budgets publics (environ 50 %) et les investissements (90 %), par l’influence qu’elle donne aux pays donateurs sur les politiques publiques des pays bénéficiaires. Et aussi par toute la machinerie qu’elle induit, par le nombre de « projets » qui couvrent une bonne partie du territoire, par le nombre de cadres vivant, directement ou indirectement, du système d’aide. L’aide internationale est l’objet de nombreuses analyses et critiques, tant de la part des praticiens et experts que de la part des sciences sociales. La littérature est à la fois récurrente (on retrouve les mêmes débats depuis 40 ans) et abondante. Elle est aussi marquée par les débats du moment : les thèmes de l’efficacité de l’aide et de la dépendance à l’aide ont ainsi (re)surgi à une période de « fatigue de l’aide » où les institutions internationales cherchaient à justifier une baisse des montants de l’aide et une plus grande sélectivité.

 

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