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LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local. BP: 1383 Parakou Bénin, Tél (229) 23 10 10 50
LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local. BP: 12901, Tél (227) 20 72 37 80, Niamey (NIGER)

La sécurité est un bien public. Sa délivrance est en premier lieu comprise comme un monopole de l’Etat, une prérogative institutionnelle de l’Etat. Dans les villes, dans les villages, dans les campagnes, les gendarmes, les policiers, les gardes républicains (aujourd’hui FNIS) veillent sur les populations, sur les citoyens. Ce sont les acteurs formels, officiels, de la sécurité. Depuis quelques années, avec l’affaiblissement de l’Etat du Niger, ce dernier s’est plus ou moins trouvé dans l’incapacité de remplir efficacement cette mission. Au sortir de la conférence nationale souveraine, l’Etat était quasiment absent, aucun bien public ne connaissait une délivrance véritable. Cette « faillite » a induit des transformations et des évolutions du bien sécurité. D’autres acteurs ont émergé pour épauler les forces de sécurité de l’Etat, en prenant en charge la délivrance de la sécurité, soit physiquement, de façon effective. Ils sont devenus des acteurs directs de la sécurité, soit matériellement, en donnant des moyens, en instaurant des cotisations pour les forces de sécurité ou pour donner des gratifications aux acteurs informels de la sécurité. L’arrivée de ces acteurs informels ou officieux dans le domaine de la sécurité traduit donc une certaine « démonopolisation » de la sécurité et ouvre le champ àune diversité de définitions émiques du bien ‘’sécurité’’. Ainsi, il apparaît clairement que la sécurité s’entend dans un sens large : elle renvoie à toutes les formes d’insécurité, elle s’étend de la gifle à la guerre, du cambriolage d’une boutique à l’agression armée des voyageurs, du vol à la tire au vol de bétail, etc. Il faut noter que cette élasticité sémantique du bien ‘’sécurité’’ se traduit par une diversité de réponses légitimes au niveau local. Avant le référendum du 4 août 2009, les hautes autorités du pays (les gens parlent d’instructions du chef de l’Etat) ont pris des mesures pratiques pour sécuriser le référendum. Au niveau de l’Etat local, des réunions ont été tenues. Autour du préfet ou du chef de poste, elles ont souvent regroupé les commandants des brigades (CB), le commandant de peloton des FNIS et le maire. De l’avis de beaucoup de nos interlocuteurs, c’est une innovation, car ce type de réunions ne s’était jamais tenu auparavant. Les patrouilles urbaines et foraines ont été reprises à la veille de ce référendum, après une mise en veilleuse qui avait duré longtemps. La ville de Balleyara a ainsi enregistré trois patrouilles avant le référendum.

 

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