L’eau et l’assainissement sont au cœur des préoccupations des pouvoirs politiques (Etat, élus municipaux), des partenaires au développement (ONG, services de coopération, projets de développement, etc.), et des populations. Dans les zones urbaines et semi-urbaines, l’approvisionnement en eau potable des populations est assuré par la Société d’Exploitation des eaux du Niger (SEEN), qui en détient le monopole, et, dans les villages, par le ministère de l’hydraulique, qui assure la construction des puits, des forages et des mini-adductions d’eau potable (MAEP). Malgré les efforts déployés par l’Etat et ses partenaires pour le financement d’ouvrages, la disponibilité de l’eau tant au plan qualitatif que quantitatif reste encore un défi majeur à relever dans de très nombreuses localités du pays. En matière d’assainissement, le service reste largement déficient tant en milieu rural qu’urbain. Les municipalités font face à une urbanisation et une croissance démographique accélérées avec en toile de fond une insuffisance souvent notoire de ressources financières et humaines. Ces difficultés ont pour conséquence la production d’énormes quantités de déchets très mal gérées et l’existence d’une masse d’ordures souvent vectrices de maladies : paludisme, choléra, typhoïde, etc.

 

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