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LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local. BP: 1383 Parakou Bénin, Tél (229) 23 10 10 50
LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local. BP: 12901, Tél (227) 20 72 37 80, Niamey (NIGER)

LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local

Siège LASDEL (NIGER - Niamey)

Le LASDEL est un laboratoire nigérien et béninois de recherche en sciences sociales, menant des travaux qualitatifs à base empirique (enquêtes de terrain de type socio-anthropologique), selon des normes de qualité internationale, fondé en 2001 à Niamey (Niger), puis étendu en 2004 à Parakou (Bénin).  Lire la suite...

 

Zoom sur le LASDEL

Le LASDEL se veut un pôle d’excellence à vocation sous régionale dans les domaines de la recherche et de la formation en sciences sociales. Il s’est donné pour missions principales :
• de mener des recherches empiriques de qualité sur des thématiques ayant un intérêt à la fois scientifique et social,
• de contribuer au renforcement des capacités des universités africaines en matière de recherche
• de former des étudiants à la recherche par la recherche
• d’engager le dialogue avec les acteurs de l’action
• d’alimenter le débat public à partir des résultats de la recherche • de mener une politique active de publications Quatre principales activités y sont menées :
• la production des connaissances à partir des recherches empiriques sur diverses thématiques
• les formations (formation à la recherche, université d’été, formation en enquêtes collectives, partage des résultats de recherche avec les praticiens)
• les animations scientifiques (séminaires des sciences sociales, séminaires doctoraux, atelier et séminaires internationaux) • les publications (Etudes et Travaux du LASDEL, Editions du LASDEL, numéros spéciaux de revues, ouvrages collectifs, articles scientifiques individuels des chercheurs).

L’appui alimentaire transitoire à destination des PvVIH, tel qu’il a été mis en place à Niamey, est un bel exemple de compromis de fait entre une approche médicale (qui a officiellement prévalu) et une approche sociale (soutenue par la plupart des acteurs concernés), qui a généré un dispositif assez complexe et de nature technocratique. Ce dispositif a bien fonctionné, mais il a engendré de très nombreux malentendus, et toute une série d’effets imprévus. L’approche médicale, que SOLTHIS a fait prévaloir (sans que ses partenaires locaux ne soient pour la plupart véritablement convaincus par cette approche), repose sur une vision thérapeutique de l’appui alimentaire. D’une part, l’accès principal à l’appui alimentaire relève d’un critère médical, biologique (taux de CD4 inférieur à 200) ou clinique (stade 3 ou 4 de l’OMS), le critère social (absence de revenus) n’étant en fait, selon les initiateurs, destiné qu’à éliminer les cas flagrants de PvVIH « nantis ». D’autre part, cet appui alimentaire est complémentaire de la mise sous ARV, et destiné à favoriser la prise de poids et la régénération physique durant les premiers 6 mois de traitement. Il cesse donc après 6 mois, sauf cas particuliers nécessitant une reconduction exceptionnelle, de courte durée, sur base exclusivement médicale. Enfin, la remise des vivres est couplée aux consultations de renouvellement des ARV, afin de favoriser l’observance. Face à SOLTHIS, les associations de PvVIH et certains personnels de santé militaient pour une aide alimentaire généralisée et pérenne, considérant que presque tous les PvVIH étaient démunis, et que leur handicap à vie impliquait une aide à vie. Sans nécessairement rejoindre cette position radicale, une forte pression s’exerçait plus généralement pour une approche « sociale » de l’appui alimentaire aux PvVIH. L’approche médicale a trouvé un allié de circonstance dans le PAM, pour de toutes autres raisons : cette organisation n’intervient en principe que de façon ponctuelle, et ne voulait pas s’engager dans un soutien permanent. La limitation à 6 mois faisait donc son affaire. Le dispositif organisationnel découlant de ce compromis est assez sophistiqué : dossier de demande à constituer, avis du médecin et de l’assistante sociale ou d’un comité d’inclusion, délivrance d’une ordonnance pour les vivres, partenariat avec des ONG pour le recrutement de magasiniers et formation de ceux-ci, rôle para-médical des magasiniers (pesée des malades, contrôle de l’ordonnance et de la dernière visite), commission d’appel pour le renouvellement exceptionnel au-delà de 6 mois, réunions mensuelles de tous les acteurs du dispositif.

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