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LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local. BP: 1383 Parakou Bénin, Tél (229) 23 10 10 50
LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local. BP: 12901, Tél (227) 20 72 37 80, Niamey (NIGER)

LASDEL: Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local

Siège LASDEL (NIGER - Niamey)

Le LASDEL est un laboratoire nigérien et béninois de recherche en sciences sociales, menant des travaux qualitatifs à base empirique (enquêtes de terrain de type socio-anthropologique), selon des normes de qualité internationale, fondé en 2001 à Niamey (Niger), puis étendu en 2004 à Parakou (Bénin).  Lire la suite...

 

Zoom sur le LASDEL

Le LASDEL se veut un pôle d’excellence à vocation sous régionale dans les domaines de la recherche et de la formation en sciences sociales. Il s’est donné pour missions principales :
• de mener des recherches empiriques de qualité sur des thématiques ayant un intérêt à la fois scientifique et social,
• de contribuer au renforcement des capacités des universités africaines en matière de recherche
• de former des étudiants à la recherche par la recherche
• d’engager le dialogue avec les acteurs de l’action
• d’alimenter le débat public à partir des résultats de la recherche • de mener une politique active de publications Quatre principales activités y sont menées :
• la production des connaissances à partir des recherches empiriques sur diverses thématiques
• les formations (formation à la recherche, université d’été, formation en enquêtes collectives, partage des résultats de recherche avec les praticiens)
• les animations scientifiques (séminaires des sciences sociales, séminaires doctoraux, atelier et séminaires internationaux) • les publications (Etudes et Travaux du LASDEL, Editions du LASDEL, numéros spéciaux de revues, ouvrages collectifs, articles scientifiques individuels des chercheurs).

Le Bénin est situé dans une des grandes zones de turbulence en Afrique de l’Ouest , où les violences politiques, depuis les années 1980, semblent être devenues un phénomène structurel, au point d’amener certains analystes politiques à ériger le désordre en ressource politique essentielle de l’Afrique contemporaine (Chabal et Daloz 1999), où les passions xénophobes et ethniques ainsi que la criminalisation de l’Etat (Bayart, Ellis et Hibou 1997) créent une certaine forme de gouvernementalité de la violence, qu’elle soit politique ou xénophobe. Nombre d’auteurs se sont intéressés à la Conférence nationale comme modalité de production de consensus national ayant permis d’éviter une conflagration dans ce pays en 1990 (cf. Heilbrunn 1993, Kohnert et Preuss 1992, Adamon 1995). Mais rarement ces analyses tentent d’explorer profondément d’une part, le fonctionnement interne de la société béninoise, d’autre part les politiques publiques de mise sous contrôle des identités multiples et des sources potentielles de conflit menées dans le pays, ainsi que la nature des relations politiques au sein des élites successives au sommet de l’Etat. Exclusion sociale, sous-représentation politique, identités exacerbées, compétition pour les ressources rares, éruption par moment de violences plus ou moins contrôlées sont autant de constantes dans l’explication de l’émergence et l’exacerbation des conflits politiques à relents identitaires et xénophobes dans nombre de pays africains. Il s’agit de phénomènes structurels dans tous les Etats africains au Sud du Sahara, mais qui connaissent des acuités variables. Comment, malgré toutes ces sources de conflits et de dérives violentes potentielles, certains pays semblent-ils relativement réussir à éviter l’implosion et même l’escalade? C’est ce que nous voudrions tenter d’examiner et de démontrer à partir du cas béninois. Comment un pays multiethnique (une quarantaine de groupes ethniques), multiconfessionnel, géographiquement et culturellement multipolaire, ayant traversé des crises socio-politiques parfois aiguës ou qui connaît des formes de violence populaire , un pays sur-politisé et fragmenté sur le plan partisan avec plus d’une centaine de partis politiques pour une population de moins de sept millions d’habitants, réussit-il à ne pas franchir le seuil fatidique de l’implosion xénophobe et de la confrontation interethnique ou régionaliste ? Comment gère-t-on les sources potentielles de conflit pour en faire des ressources de compromis social et politique depuis au moins le début des années 1970? Quelles sont les dynamiques nationales et micro-politiques qui permettent d’expliquer cette relative aptitude à la recherche de compromis qui fait que le Bénin du sommet à tendance à fonctionner comme le Bénin du village, où les conflits n’empêchent jamais la cohabitation?

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